Les portes de four peuvent se fissurer pour diverses raisons, souvent dues à une combinaison de propriétés des matériaux et d'imperfections subtiles invisibles à l'œil nu. On imagine souvent qu'un événement dramatique est nécessaire pour qu'une porte de four se fissure, mais en réalité, l'explication est généralement plus subtile. Comprendre les causes permet aux propriétaires de prévenir les accidents et de garantir le bon fonctionnement de leurs appareils.
Le verre utilisé pour les portes de four n'est pas un verre ordinaire. Les fabricants utilisent généralement deux types principaux. Le premier est le verre sodocalcique trempé. Il est solide et résistant à la chaleur, mais supporte moins bien les variations brusques de température. Le second est le verre borosilicaté, reconnu pour sa durabilité et son excellente résistance aux variations brusques de température. Bien que les deux types soient conçus pour résister aux hautes températures, aucun n'est totalement insensible aux contraintes. À chaque cycle de chauffe et de refroidissement du four, le verre se dilate et se contracte. Avec le temps, ces petits mouvements peuvent créer une pression interne.
Des imperfections invisibles peuvent jouer un rôle clé dans les cassures inattendues. Le défaut le plus fréquemment évoqué est l'inclusion de sulfure de nickel. Cette minuscule particule peut se retrouver piégée à l'intérieur du verre lors de sa fabrication. Bien que microscopique, une inclusion peut se dilater lentement avec le temps, surtout sous l'effet de variations de température. Lors des cycles à haute température, comme le mode autonettoyant, les contraintes sur la vitre augmentent. Si l'inclusion devient suffisamment importante, la vitre peut se briser subitement. Bien que rare, ce problème est connu et constitue l'une des principales causes de rupture spontanée de la porte de certains fours.